Ne transigeons pas sur nos valeurs

Ne transigeons pas sur nos valeurs

26 janvier 2019 3 Par Fabienne Haloui
Fabienne Haloui

Le mouvement des gilets jaunes qui se dit apolitique, ni de droite ni de gauche est forcément et de droite et de gauche. La justice sociale et fiscale est une exigences de gauche, mais le mouvement a besoin d’être alimenté idéologiquement  sur la nature des moyens pour satisfaire les revendications : la meilleure répartition des richesses passe-t-elle par la seule diminution des indemnité d’élus ou par la taxation des dividendes des actionnaires  etc… Le PCF soutient, appelle à manifester,  il faut aller au-delà, s’immerger dans le mouvement, participer aux assemblées pour ne pas rester en retrait de la confrontation idéologique : le mouvement pour gagner a besoin de solutions de gauche.

La réaffirmation identitaire de notre parti ignore un phénomène sur lequel nous devons nous pencher, la gauche peut disparaitre du paysage politique (l’ensemble des forces de gauche à 23 % dernier sondage). Lors du congrès, il a été décidé de proposer aux autres forces de gauche, une liste de rassemblement conduite par Ian Brossat, sauf que très vite, un autre discours a entériné une liste communiste conduite par un communiste jusqu’au message envoyé le 25 janvier  aux abonnés du site de notre parti. Notre message sur le rassemblement est brouillé, contradictoire.

Nous avons besoin de clarifier notre message public. Affirmer dans une interview écrite que ce qui différencie les communistes des insoumis  c’est seulement notre histoire et notre conception du rassemblement interroge, dire également qu’il n’y a aucune divergence entre Jean Luc Mélenchon à propos des  migrants, ce n’était pas la peine que Ian Brossat le traite presque de nazi sur ce sujet. Cet apparent recul, je le retrouve dans le document qui fixe les orientations et les grands axes de la campagne des européennes : si nous le comparons à la résolution adoptée par le conseil national du 31 mars 2018, n’est pas mise en avant notre politique hospitalière à l’égard des migrant·e·s en rupture avec l’Europe forteresse et contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations, il n’est plus question de penser les mobilités humaines alors que ce sont des axes forts qui nous différencient au sein des forces de gauche. Notre politique sur les migrants et contre le racisme doit être renforcée.