Européennes : le large rassemblement, nous n’y sommes pas

Européennes : le large rassemblement, nous n’y sommes pas

26 janvier 2019 3 Par Greg Géminel

Intervention de Greg Géminel au Conseil national du 26 janvier 2019.

Grégory Géminel

« Il a été fait référence dans le rapport que le PCF était « le 1er parti de France » par Fabien Roussel. Moi ce qui me chagrine depuis début janvier c’est que seuls 9% des français disent avoirs confiance dans la classe politique, selon le baromètre du (Cevipof). Sur fond de crise social, du politique et les Gilets jaunes, la méfiance (37%) et le dégoût (32%) sont les deux premiers sentiments qu’éprouvent les Français à l’égard de leurs élus. 2% seulement exprimant leur respect. Seuls les maires sont épargnés. Ils sont 70% à juger qu’en France, la démocratie ne fonctionne pas bien. Cela atteint un niveau historique, qui confirme le phénomène de colère exprimé par la crise des gilets jaunes, et aussi de la recomposition politique de notre société. La liste européenne que nous devons valider, que Ian a caractérisé est plus qu’un casting, il y a de la compétence et de la qualité. Mais les conditions de débat pour le vote ne sont pas simples à mettre en place pour les secrétaires de section.

Et au congrès nous parlions de proposer Ian tête de liste d’un large rassemblement. Or, le large rassemblement, nous n’y sommes pas. Pour de plus grandes convergences, peut-être, il faudrait inverser, faire passer la numéro 2 de la liste en 1. Si ça peut débloquer. Aussi, je ne comprends pas que des parlementaires nationaux soient candidat-e-s sur notre liste pour devenir parlementaire européens. Enfin, si notre score devait être en dessous des 3 % malgré les « efforts de dingues », comme toujours des militants communistes, est-ce que cela voudrait dire qu’il doit y avoir un congrès en novembre 2019 ? »