Chercher jusqu’au bout à convaincre

La dernière phase du congrès est maintenant engagée. Les communistes qui ne partagent pas les orientations du « manifeste » sont confrontés à la difficulté d’amender un texte dont ils ne partagent pas la cohérence et le sens global, tournés vers le repli et le passé. Certains s’y essayent cependant. D’autres proposent sur les questions-clés des « motions » qui dénoncent les régressions dans lesquelles nous engagerait le vote de la « base commune » et proposent d’autres orientations. Dans les deux cas, l’essentiel nous paraît être de poursuivre la confrontation des idées jusqu’au vote final du congrès.

Comme nous l’avons dit au lendemain du vote, le choix du « Manifeste » comme « base commune de discussion » a été une très mauvaise nouvelle. Mais la majorité relative de 42% qu’il a obtenue ne saurait faire oublier qu’une majorité absolue de communistes d’opinions diverses – 58% – a fait d’autres choix. Toutes et tous les communistes respecteront donc le fait que la discussion parte de ce texte, mais pas qu’il en soit l’aboutissement. Le droit d’amendement ne saurait avoir dans notre Parti d’autres limites que la volonté souveraine des communistes délibérant fraternellement dans leurs congrès.

Le débat doit donc se poursuivre jusqu’au bout. Comme le montre une tribune collective récemment publiée sous le titre « Communistes, faites-vous entendre ! », les idées continuent de cheminer. Et nous nous félicitons de constater que les nôtres avancent. Nous continuerons donc d’essayer de convaincre que la possibilité du statu quo est une illusion, et que la seule alternative au retour en arrière est bien le choix clair d’un communisme de notre temps.

Emmanuelle Becker, Elsa Faucillon, Sonia Masson, Anna Meyroune, Frédéric Génevée, Gregory Géminel, Bob Ingey, Yann Le Lann, Frank Mouly, Jean-Michel Ruiz

4 réponses sur “Chercher jusqu’au bout à convaincre”

  1. Oui communisme de notre temps… Hier, dans l Humanité et aujourd’hui encore deux articles proposent des «arrangements», des jugements, des interprétations qui diraient la vérité, la solution, celle d’un temps révolu, car sont escamotées, sinon méprisées les exigences d un autre communisme aux côtés de celles et ceux qui portent ces espérances, et urgences d émancipation… Ces tentatives de prétendre passer ainsi au-dessus des militant.e.s sont loin de dire le dernier mot sont bien la preuve que le débat ne peut que se réactiver… Les amendements débordent tellement qu ils tissent autour du texte étudié une sorte de filet qui doit être bien étouffant, non ? Il va bien falloir donner de l air à tout cela ? Oui !!

  2. J’espère, Frédérick, que toutes et tous les communistes-et donc toi aussi -respecteront le fait que ce texte – amendé et enrichi, mais non dénaturé- soit l’aboutissement d’un débat démocratique et devienne notre feuille de route … en avant !

  3. Militante du PCF depuis 1976 ex ouvrière dans le textile je suis en désaccord sur votre vision du « passé » du PCF et sur votre vision sur son devenir. Je trouve que vous avez beaucoup de textes avec de belles paroles mais pas de concret . Cependant je souscrits à l’idée du Salaire à vie et de sa logique avec la propriété d’usage en opposition à celle de propriété privée. Et contrairement à votre opposition « négative » dans ce congrès nous avons fait adopter un vœu à une très forte majorité lors de notre conférence fédérale pour que cette idée sot prise en compte et au moins étudiée au même titre que la proposition sécurité emploi formation

    Triché Ginette une miliante, fière d’être communiste qui assume et qui réfléchit sur une visée communiste

  4. Je partage votre analyse bien que toujlurs adhérente . J’ai voté pour le printemps.. mais je me suis mise en marge de l’orga. Je ne supporte plus le sectarisme de certains cdes qui se croient dans une citadelle assiégée.

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